L’audit mené par l’ONG anti-corruption Sakker el-Dekkené au sein du ministère de l’Economie n’a pas abouti par manque de coopération de la part des fonctionnaires concernés. Ce projet pilote visait à identifier les risques de corruption au sein de l’administration et définir une stratégie de lutte adéquate, suite à un accord conclu le 9 décembre entre l’ONG et le ministre Alain Hakim (aujourd’hui démissionaire). « Nous ne savons pas vraiment pourquoi il y a eu un manque de coopération. Peut-être qu’ils ne nous faisaient pas confiance », souligne Rabih Nassar, Président de Sakker el-Dekkene.
L’audit a été mené auprès de 68 employés– 32% du total des employés du ministère-, de décembre 2015 à juin 2016. « Nous nous sommes concentrés sur le département de la protection du consommateur car c’est l’un des plus grands, et le plus proche des citoyens », explique Rabih Nassar. « L’étude visait à identifier les points faibles dans la façon de faire et essayer de trouver des solutions au problème de la corruption », ajoute-t-il.
A défaut d’avoir atteint ses objectifs, l’audit a au moins permis de sonder les fonctionnaires concernés : 33% d’entre eux ont affirmé « avoir été témoin de corruption », 20% ont vu des collègues « délivrer une mauvaise information à un client » et 22% ont été témoins de « versement de pots-de-vin ».
« Nous avons malheureusement constaté que le phénomène de la corruption n’est vraiment pas pris au sérieux, que ce soit à l’échelle du ministère ou du gouvernement », déplore Rabih Nassar.
L’audit a été mené auprès de 68 employés– 32% du total des employés du ministère-, de décembre 2015 à juin 2016. « Nous nous sommes concentrés sur le département de la protection du consommateur car c’est l’un des plus grands, et le plus proche des citoyens », explique Rabih Nassar. « L’étude visait à identifier les points faibles dans la façon de faire et essayer de trouver des solutions au problème de la corruption », ajoute-t-il.
A défaut d’avoir atteint ses objectifs, l’audit a au moins permis de sonder les fonctionnaires concernés : 33% d’entre eux ont affirmé « avoir été témoin de corruption », 20% ont vu des collègues « délivrer une mauvaise information à un client » et 22% ont été témoins de « versement de pots-de-vin ».
« Nous avons malheureusement constaté que le phénomène de la corruption n’est vraiment pas pris au sérieux, que ce soit à l’échelle du ministère ou du gouvernement », déplore Rabih Nassar.


