La branche libanaise de l'ONG canadienne Digital Opportunity Trust (DOT) a lancé le 18 novembre, dans les locaux de l'incubateur Berytech, une cartographie de l'entrepreneuriat social au Liban. L'initiative est financée par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) à hauteur de 4 400 dollars, et appuyée par d'autres ONG et associations (MakeSense, Tahaki, Lebanese league for women in business et Berytech). Le but de cette cartographie est de répertorier et de soutenir les entreprises qui s'engagent à trouver des solutions à des problématiques d'ordre social là où les structures d'aide traditionnelle – gouvernementales ou humanitaires – ont échoué, explique celle qui a présenté les résultats du projet, la consultante Hania Chahal.
Deux cartes sont hébergées sur le site Internet spécialisé dans la cartographie à vocation civique et sociale, Tahaki. L'une détaille les 56 entreprises sociales recensées au Liban à ce jour, et l'autre 185 institutions qui fournissent du soutien – financier ou non – à ce type d'entreprise. « Le site sera ouvert au public et ceux qui le souhaitent peuvent s'enregistrer dans la base de données, après un processus de validation que nous prendrons en charge », indique Marianne Bitar Karam, directrice de DOT Liban. Les entreprises retenues par DOT doivent répondre à plusieurs critères précis, selon Hania Chahal, comme le fait d'embaucher ou de favoriser l'autonomisation des personnes vulnérables ou de proposer des solutions innovatrices et durables pour la communauté (notamment en matière de protection de l'environnement ou de traitement des déchets, etc.). Les entreprises à vocation purement commerciale ne sont pas retenues, même si elles adoptent une stratégie de responsabilité sociale des entreprises (RSE).