La Banque du Liban et les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont publié un nouveau guide destiné aux individus et aux organisations non financières, notamment aux PME, pour les aider à éviter « la fraude, le vol, le détournement de fonds, le chantage et de l'espionnage par voie électronique ». Le guide détaille également les formalités à suivre dans le cas de la découverte d'un crime. Un premier guide à destination des banques avait déjà été publié en octobre.
Selon la commandante Suzanne el-Hajj Hobeiche, qui dirige le Bureau de la propriété intellectuelle et de la lutte contre la cybercriminalité des FSI, les sommes détournées par des hackers par la technique dite de “hameçonnage” ont atteint 3,6 millions de dollars au Liban en 2016. Concernant le cybercrime financier, celui-ci est en de plus en plus fréquent au Liban. « En 2011, la Commission d'enquête spéciale relevant de la Banque centrale a reçu un seul cas de cybercrime financier, alors que, cette année, 137 cas ont déjà été signalés pour un montant d'environ 8 millions de dollars (entre janvier et septembre)”, selon son secrétaire général, Abdel-Hafiz Mansour.