L'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P) maintient sa perspective d'évolution de la note de la dette souveraine du Liban à « stable ».

La note de la dette à long terme reste quant à elle fixée à « B- » et celle pour les emprunts à court terme à « B », aussi bien pour les emprunts en monnaie locale qu'en devises étrangères.

Pour l’agence américaine, le maintien de la perspective « stable » traduit sa confiance dans le fait que « les flux des dépôts bancaires seront suffisants pour soutenir les besoins d'endettement du gouvernement ainsi que les besoins de financements externes du pays pour les douze prochains mois », assure le communiqué de presse.

Parmi les signaux positifs, S&P relève la relative « stabilité politique » du Liban depuis la nomination du nouveau gouvernement et le « climat de confiance » qui en découle. S&P salue également la normalisation en cours des relations avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Sur le plan des finances publiques, l'agence prévoit une stabilisation du déficit des comptes courants à environ 17,1 % du PIB pour la période 2017-2020.

Quant aux besoins de financements extérieurs, ils seront selon l’agence, de 127,4 % pour 2017 et de 131,4 % pour 2018 du PIB. S&P misant sur une stabilisation du déficit public autour de 8,5 % du PIB d'ici à 2020.

« L'équilibre budgétaire sera soutenu par une hausse des revenus de l'État, grâce à une amélioration de l'activité économique. La fin de la paralysie politique et la hausse des prix du pétrole vont soutenir les flux de remises et le tourisme des expatriés en provenance des pays du CCG »,lit-on dans le communiqué.

L'agence relève cependant que « les dépenses structurelles, incluant le coût du personnel et les transferts à Électricité du Liban, continueront de (peser) sur les finances publiques » et anticipe un ratio dette publique/PIB autour de 130 % à partir de 2018.