Si les dépôts bancaires continuent de croître, les prêts, eux, marquent le pas, pénalisés par la situation économique. Le ralentissement dans le secteur immobilier en particulier fait craindre une détérioration de la qualité des crédits.

Malgré le soutien dont il bénéfice de la Banque centrale, le secteur bancaire n’est pas isolé de l’environnement dans lequel il évolue. La situation politique et économique a ainsi affecté les crédits octroyés au secteur privé, qui ont reculé au cours des sept premiers mois de l’année de 0,4 % en rythme annuel, à 52,7 milliards de dollars fin juillet. « Il est normal que les crédits diminuent dans un contexte déprimé, commente le directeur de la stratégie du groupe Audi, Freddie Baz. Mais la situation économique n’est pas catastrophique. Contrairement à beaucoup de pays qui ont connu une récession ces dernières années, le Liban n’a jamais enregistré une baisse de son PIB sur deux trimestres consécutifs. »

Pour l’agence de notation Moody’s, l’économie libanaise va croître

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