Six mois après la double explosion au port, la reconstruction de la ville est loin d’avoir débuté. L’aide humanitaire a permis de parer au plus urgent, mais pour que la reconstruction démarre, il manque un acteur essentiel : l’État libanais.

Six mois après la double explosion du 4 août, la désolation règne encore dans la zone des trois kilomètres autour du Port.
Six mois après la double explosion du 4 août, la désolation règne encore dans la zone des trois kilomètres autour du Port. Hussam Shbaro

Lorsqu’on passe dans la zone des trois kilomètres autour du centre de l’explosion, dans les rues autrefois bouillonnantes de Beyrouth, le cœur se serre. Dans ces quartiers, où vivaient 350 000 personnes, la désolation règne encore six mois après la double explosion du 4 août, sans parler du port lui-même qui offre un triste spectacle. Que ce soit au niveau des infrastructures, des logements, des hôpitaux ou des écoles, les plaies sont tellement visibles qu’on se demande si la reconstruction a jamais démarré. Avec un gouvernement démissionnaire depuis six mois, le sujet ne semble intéresser que les organisations internationales et les associations, actives sur le terrain. Fin décembre 2020, l’Union européenne (UE),

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