Le géant japonais des télécoms NTT s’apprête à aborder une nouvelle phase de son démantèlement. Le découpage de l’ancien monopole public en trois entités, en 1999, avait mené à la création de deux sociétés régionales, NTT East et NTT West, qui ont hérité du trafic téléphonique local, coiffées par NTT Corp., dotée d’un statut de holding. Dans un marché des télécommunications en pleine effervescence, les deux entités régionales ne sont pas jugées assez compétitives. NTT West prévoit à elle seule 664 millions $ de pertes pour l’année 2000. En outre, elles font figure de poids mort face aux fleurons du groupe que sont NTT DoCoMo (la filiale de téléphonie mobile), NTT Data ou encore NTT Communications, l’entité internationale créée en 1999 qui peine à prendre ses marques. Malgré son début de démantèlement voici deux ans, NTT reste très critiqué au Japon : la structure en holding n’a pas pour autant desserré l’emprise monopolistique du groupe sur les communications locales comme le souhaitaient ses concurrents. Comme beaucoup de réformes de ces dernières années, la déréglementation du secteur des télécoms au Japon a été jugée trop lente.
Démantèlement du japonais NTT
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