Ericsson a confirmé le projet d’un regroupement de ses activités de téléphones portables avec le japonais Sony. Une société conjointe, baptisée Sony Ericsson Mobile Communications, à parts égales, réunissant 3 500 personnes assurera le développement de nouveaux produits. Commercialisés sous une nouvelle marque, les premiers produits devraient sortir au cours du premier semestre 2002.
En perte de vitesse sur le marché des terminaux mais toujours leader dans les infrastructures, Ericsson s’offre l’accès aux technologies multimédia de Sony pour aborder dans les meilleures conditions possibles le virage de la téléphonie mobile de troisième génération.
En 2000, Ericsson a en effet perdu plusieurs milliards d’euros sur ses téléphones portables, la cession de la production de ses portables à l’américain Flextronics entraînant la suppression de près de 12 000 emplois.
D’autre part, le géant allemand de l’électrotechnique Siemens a encore revu à la baisse, autour de 400 millions d’appareils, les prévisions de ventes du secteur des téléphones portables dans le monde en 2001. En mars, il avait révisé ses projections de 500 à 450 millions.