Le ministre des Télécommunications, Jean-Louis Cardahi, a présenté au cours d’un déjeuner organisé par le RDCL les grandes lignes de son projet de loi pour la réorganisation du secteur des télécoms au Liban. Il s’agit de créer les entités autonomes suivantes :
• Un organe de régulation qui délivrera toutes les autorisations aux sociétés privées selon des critères prédéfinis, et les règles de la concurrence.
• Un opérateur national qui devra gérer le réseau, avec par la suite un partenaire stratégique international.
• Le ministère qui supervise le système et contrôle les fréquences.
Ce projet qui devrait être d’abord approuvé par le Conseil des ministres puis par le Parlement est le passage obligé, selon le ministre, pour moderniser le secteur et entrer par la suite dans le processus de privatisation.
En attendant, le ministère tente actuellement de faire adopter des décrets pour réduire les tarifs des lignes louées, des communications y compris internationales (avec des prix spéciaux par exemple aux fournisseurs d’accès Internet) et des droits d’émission sur satellite pour les chaînes télé.
Le président du RDCL, Armand Pharès, devait rappeler à cette occasion les cinq priorités du Rassemblement : un rôle étatique plus réduit, une réforme administrative efficace, une privatisation rapide, des incitations au secteur privé et enfin une préparation réelle à la mondialisation.