L’Iran et la Turquie ont récemment inauguré, dans la ville frontalière de Bazerkan, un gazoduc destiné à fournir du gaz naturel iranien à la Turquie, après un retard de six mois et une période d’essai de quelques semaines pour tester la fiabilité du conduit. Reliant les champs de Tabriz à la capitale turque Ankara, le gazoduc est le premier projet de cette envergure depuis la révolution islamique d’Iran et constitue pour ce pays un premier pas vers «l’exportation de gaz iranien vers l’Europe via la Turquie», selon le ministre iranien du Pétrole Bijan Zanqana. Le ministre turc de l’Énergie, Zeki Cakan, a précisé, de son côté, que les besoins en gaz de la Turquie devraient augmenter de six fois au cours des vingt prochaines années. L’accord entre les deux pays pour la réalisation de ce gazoduc avait été signé en 1996, pour la fourniture de 192 millions de mètres cubes de gaz à la Turquie. Reconduit en 2000 pour 25 ans, l’accord prévoit actuellement la fourniture de 228 millions de mètres cubes par an. L’Iran détient 18 % des réserves connues de gaz dans le monde.