Production en baisse
Après avoir atteint 610 000 barils/jour en 1995, la production de pétrole ne cesse depuis de diminuer. Elle se situe aujourd’hui autour de 520 000 barils/jour, assurée par trois compagnies. Cette tendance baissière devrait se confirmer, les experts estimant peu plausible la perspective de nouvelles découvertes susceptibles d’inverser la situation. De plus, la consommation intérieure est en forte augmentation (environ +6 % par an depuis 1990). En 2000, la consommation énergétique totale de la Syrie était estimée à 300 000 b/j équivalent pétrole, dont les deux tiers étaient constitués de pétrole, un quart de gaz et 6 % d’hydroélectricité. Actuellement, la capacité d’exportation brute est de près de 220 000 b/j. À moyen terme, cette perspective est préoccupante, compte tenu du rôle essentiel joué par les revenus du pétrole dans l’économie syrienne.
L’alternative gazière, souvent présentée comme un substitut à une production pétrolière défaillante, ne semble pas une solution durable : la Syrie, qui est aujourd’hui tout juste autosuffisante en gaz, sera déficitaire d’ici à quelque temps. Les perspectives gazières, sauf nouvelle découverte, restent insuffisantes pour assurer l’avenir énergétique du pays.
Mais une opportunité de choix est possible pour la Syrie, au niveau du transport : offrir un débouché sur la Méditerranée au pétrole et au gaz irakiens ou saoudiens, rapprochant ainsi ces zones de production de leurs marchés. La Syrie pourrait devenir le point nodal des voies de sortie des hydrocarbures saoudiennes et irakiennes vers l’Occident, mais aussi un centre de répartition de ces ressources vers les pays de la région (Turquie, Jordanie, Liban, Chypre).