L es autorités irakiennes ont
accepté d’autoriser des
compagnies privées à construire
et exploiter des centrales
électriques afin de mettre un
terme à la pénurie de courant.
Le secteur sera ouvert à des
concessions d’exploitation illimitées,
mais aussi à des
concessions avec transfert de
propriété pour une durée de 5 à
10 ans. Le gouvernement, dans
tous les cas, devrait acheter
l’électricité à un prix agréé. Le
plan “électrique” prévoit 1,9
milliard $ pour construire 27
nouvelles centrales, 1,4 milliard
pour la réhabilitation de vieilles
installations, 1,6 milliard pour les lignes et autant pour la distribution
et les stations de contrôle.
Électricité
PORTES OUVERTES AUX PRIVÉS
Une grande exposition pour la reconstruction de l’Irak a été
organisée au Koweït pour montrer aux investisseurs internationaux
l’énorme potentiel économique qu’offre ce pays. Plus de
1 450 sociétés de 46 pays ont participé à l’événement, notamment
des entreprises d’Allemagne, de France, de Chine, des États-Unis,
d’Italie, d’Espagne, de Turquie, de Belgique, de Suède et
d’Autriche. Le Conseil de gouvernement intérimaire irakien a décidé
d’allouer, au titre des budgets, 100 milliards $ à la reconstruction
pendant les 10 prochaines années, à part les investissements
étrangers attendus dans les différents secteurs.
FLOU ÉCONOMIQUE
Q ue ce soit le taux de chômage, le nombre d’Irakiens revenus
sur le marché du travail grâce aux chantiers de reconstruction,
ou la somme exacte versée pour les salaires des fonctionnaires irakiens,
la réponse est généralement la même du côté de la coalition :
«Nous n’avons pas les données exactes». Certains chiffres faisaient
état d’un chômage atteignant 50 ou 60 %. Mais c’est sans compter
avec l’économie informelle qui connaît un boom. Par exemple,
selon des données fournies par le porte-parole britannique de la
coalition pour le sud de l’Irak, la situation économique semble avoir
réellement progressé depuis quelques mois : le marché noir dans
le secteur pétrolier a diminué, 80 % des habitants de Bassora sont
désormais approvisionnés en eau salubre, un tiers de la ville est
raccordée à un système d’égouts, etc.
Infrastructure
UN SALON POUR LA RECONSTRUCTION
L ’ armée américaine a octroyé deux contrats pétroliers en
Irak, dont le plus gros, qui pourrait atteindre 1,2 milliard
$, a été remporté par le groupe américain Halliburton. Ce groupe
a été dirigé de 1995 à 2000 par l’actuel vice-président des
États-Unis, Dick Cheney. Le génie militaire avait lavé Halliburton
des accusations de surfacturation de ses livraisons de carburant
en Irak lancées par des services d’audit du ministère de la
Défense. Les contrats glanés en Irak par Halliburton ont nettement
contribué à redresser la santé du groupe, qui avait dû il y a
un peu plus d’un an verser près de 3 milliards $ pour arrêter une
plainte en nom collectif contre une de ses filiales qui avait fabriqué
de l’amiante. L’action du groupe qui oscillait entre 16 et 20 dollars
à l’automne 2002 se traite maintenant à environ 27 $.
LA PRODUCTION AUGMENTE
L a production pétrolière irakienne a quasiment atteint le niveau précédant
l’invasion. Mohamed Abouche, directeur du Département
de l’industrialisation pétrolière, a affirmé que son pays serait prêt dans
quelques semaines à exporter également du gaz vers le Koweït par un
ancien gazoduc, mais attendait que son voisin ait terminé de réparer
ses installations. Riche en pétrole, mais pauvre en gaz, le Koweït est en
passe de devenir le premier client du gaz irakien. L’Irak produit actuellement
2,3 millions de b/j de pétrole et en exporte 1,7 million.
Pétrole
UN GROS CONTRAT POUR HALLIBURTON
L a Banque mondiale a approuvé la création d’un fonds spécial
destiné à regrouper l’argent qui doit aller à la reconstruction
en Irak. Les 24 membres du comité exécutif ont entériné
la création du Fonds pour l’Irak (Iraq Trust Fund), qui recevra
des fonds provenant uniquement de pays et non d’organisations
ou de regroupements de pays. Les responsables espèrent
obtenir rapidement des moyens pour aider des premiers
projets, notamment une centaine de millions de dollars pour
permettre le retour des enfants à l’école, et 100 autres millions
pour des travaux publics d’urgence.
Aide
LA BANQUE MONDIALE S’ACTIVE
L a Banque irakienne du commerce (BIC), mise en place par la
coalition, a obtenu des crédits de 2,4 milliards $ auprès de 17
agences de crédit étrangères, destinées à financer les importations.
Ces agences de crédit représentent 16 pays dont les États-
Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, l’Autriche,
la Hollande, la Belgique et la Pologne.
Finances
UNE BANQUE DE CRÉDITS
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