Pour rattraper les pays industrialisés dans le secteur TIC, il faut encore verser des milliards dans les pays arabes.

autres industries qui dépendent de l’information
et de la communication.
Si la récente dérégulation des marchés
régionaux de téléphonie mobile et
Développer le
secteur de l’informatique
et
des télécommunications
(TIC) est une priorité
“déclarée” pour
pratiquement tous les
gouvernements
actuels, pays industrialisés
et pays en
développement
confondus. Au-delà
des déclarations et
des bonnes intentions,
on peut chiffrer cette
volonté : les dépenses
allouées à ce secteur
représentent 8,3 % du
PIB en Amérique du
Nord, 8,0 % en
Europe et 6,7 % en
Amérique latine.
Il n’en va pas de même
dans le monde arabe.
Une étude menée dans
7 pays de la région
(Bahreïn, Égypte,
Jordanie, Liban, Arabie
saoudite, Syrie et EAU)
montre que la moyenne des investissements
n’est que de 4 % du PIB. D’où une
évolution pour le mieux “modérée” du secteur,
et un effet de levier limité sur les ne mobile, aux lignes fixes et, surtout, à
l’Internet permet d’augmenter les niveaux
d’utilisation. Exemple, c’est en Syrie qu’apparaît
le plus faible nombre d’utilisateurs
d’Internet, contre le plus fort coût d’accès
en pourcentage du PIB par habitant. Le
Liban se situe avant la Jordanie, l’Ukraine,
le Gabon et la Syrie.
PLUS DE 30 MILLIARDS $
On le dit sans cesse : pour promouvoir un
développement rapide du secteur TIC dans
la région, des investissements importants
sont requis, aussi bien de la part des gouvernements
que du secteur privé. Ce qui, le
cas échéant, entraînera, d’après une
récente étude de l’Insead, un bond significatif
du taux de croissance du PIB.
Selon Booz Allen, les pays arabes
devraient viser un niveau de dépenses
TIC de 7,5 % du PIB. Ce qui signifie plus
de 30 milliards $ pour les 7 pays concernés
(cités ci-dessus). Confirmant cette
estimation, l’ESCWA a fait part de l’évaluation
suivante : pour que le monde
arabe (tous pays) rattrape la moyenne
mondiale dans le secteur TIC, il lui faudrait
des investissements globaux de
l’ordre de 40 milliards $.
d’Internet a entraîné une certaine croissance
des marchés TIC, ces secteurs demeurent
largement concentrés à l’intérieur
d’une tranche limitée, car les prix des services
n’ont pas été suffisamment réduits.
En réalité, la libéralisation du marché n’a
été exécutée que partiellement : si la plupart
des pays de la région ont des duopoles
pour les téléphones cellulaires, des monopoles
subsistent pour le téléphone fixe.
Seuls les réseaux de données enregistrent
une vraie compétition entre plusieurs fournisseurs.
Or, comme on s’en doute, la
réduction des charges d’accès au télépho- C
Qui profite des TIC ?
Selon l’étude de Booz Allen, tous les secteurs
profitent de la croissance éventuelle
des technologies de l’information et de la
communication. Mais certains sont plus
sensibles à un tel progrès. Ci-dessous une
liste par ordre décroissant de “sensibilité”
aux TIC.
Rang Secteurs
1 Industrie et commerce
2 Finances
3 Tourisme
4 Éducation
5 Transport
6 Pétrole et gaz
7 Agriculture