D’abord autorisée, l’importation de cigarette électronique est interdite au Liban depuis le 9 mars 2011 sur décision du ministre de l’Économie et du Commerce. Elle a malgré tout fait son apparition dans les cafés du pays. Les “vapoteurs” que l’on rencontre dans les lieux publics se procurent l’e-cigarette à l’étranger pour leur usage personnel. Jouant à la fois sur l’effet de mode et sa contribution à l’arrêt du tabac, le produit commence à être distribué par des canaux parallèles, à défaut d’être en vente libre. Une annonce dans un journal propose par exemple un kit de deux e-cigarettes avec ses accessoires et deux fioles d’e-liquide “m3assal”, pour 66 dollars, livraison inclue.
“Vapoter” consiste à inhaler une vapeur aromatisée obtenue grâce à une réaction chimique. Elle serait selon ses partisans un bon moyen pour arrêter de fumer, car elle permet de reproduire les rituels liés à la cigarette sans inhalation de fumée et des produits chimiques contenus dans la cigarette traditionnelle. Pourtant, l’association Lamsa pour l’aide au sevrage du tabac s’appuie sur plusieurs études pour mettre en garde les vapoteurs : les produits contenus dans les liquides pourraient présenter des traces de produits toxiques et irritants. « Il faut faire attention à la composition des e-liquides vendus en ligne qui ne sont pas soumis à un contrôle qualité étatique », explique le docteur Zeina Assaf. De plus, la présence de nicotine à des doses variables ne permet pas de lutter contre l’addiction.