Le chapeau Boshie se veut une version modernisée – et unisexe – de l’ancien couvre-chef des notables et militaires de l’empire ottoman
Le chapeau Boshie se veut une version modernisée – et unisexe – de l’ancien couvre-chef des notables et militaires de l’empire ottoman Source: page Facebook de Boshies

Le tarbouche revisité de la start-up libanaise Boshies vient de recevoir un petit coup de pouce financier. Au terme d’un mois de campagne, clôturée le 29 octobre sur la plateforme de financement participatif Indiegogo, le projet est parvenu à collecter 28 625 dollars, soit près de 4 000 dollars de plus que son objectif initial.

Ces fonds doivent permettre aux fondateurs de la marque, Elias el-Haddad et Diane Ferjane, de fournir aux artisans locaux « les machines et équipements nécessaires à la production du chapeau Boshie », écrivent-ils sur la plateforme. Faute de matériel adapté au Liban, les premiers prototypes étaient jusqu’à présent fabriqués en Italie.

Le supplément d’argent collecté doit également soutenir Boshies dans la diversification de ses collections. La marque envisage de développer de nouveaux produits tels que « des joggings sarouels, des t-shirts ou encore des abayas ».

La start-up, fondée en 2016, s’est donnée pour mission de remettre au goût du jour les vêtements et accessoires de mode traditionnels libanais et orientaux. Elle s’est notamment fait connaître en coiffant plusieurs célébrités libanaises de son tarbouche nouvelle génération, à l’instar du styliste Rabih Kayrouz, du chanteur Mika ou encore de l’actrice Carmen Bsaibes.

Avec son chapeau Boshie, la marque propose une version modernisée – et unisexe – de l’ancien couvre-chef des notables et militaires de l’empire ottoman, abandonné par ces derniers dans les années 1930 mais adopté et conservé par les Libanais et autres populations arabes jusque dans les années 1970.