Facebook, Twitter, Uber, eBay… Ces plates-formes ont toutes dû mettre à jour leurs politiques de confidentialité pour s’adapter au nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles. Au Liban cependant, comme dans d’autres pays, l’interprétation et l’application de ce texte donnent du fil à retordre aux entreprises locales.

Une dizaine d’experts intervenaient à la conférence, dont Christian Karam (à droite), chef de la sécurité informatique pour la région Asie-Pacifique au sein de la banque UBS.
Une dizaine d’experts intervenaient à la conférence, dont Christian Karam (à droite), chef de la sécurité informatique pour la région Asie-Pacifique au sein de la banque UBS. Michel Sayegh

Le Règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en application le 25 mai dans l’Union européenne (UE), donne quelques sueurs froides aux chefs d’entreprise libanais. À la différence de l’ancienne directive de 1995, ce texte complexe ne s’applique plus seulement aux sociétés installées sur le territoire de l’UE, mais à toutes les entités exploitant des données personnelles sur ses résidents, y compris depuis l’étranger. Il concerne donc tant les entreprises libanaises avec des succursales ou des filiales dans l’Union européenne (UE) que celles n’y étant pas physiquement présentes, mais collectant et traitant ces informations depuis le Liban. En pratique néanmoins, des zo

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