Le Commerce du Levant et L’Orient-Le Jour en partenariat avec Symposia ont organisé le 19 juin une conférence sur la nouvelle législation européenne sur la protection des données personnelles : le Règlement général pour la protection des données (RGPD). Ce texte, entré en application le 25 mai et dont les effets s'étendent au-delà des frontières européennes, souligne les enjeux de la prolifération des informations relatives aux individus sur le web et contraste fortement avec le vide législatif libanais.

Wutzkoh

Big data, intelligence artificielle, algorithmes prédictifs…L’Union européenne (UE) s’est dotée d’un arsenal législatif dernier cri pour protéger les données personnelles de ses résidents. Entré en application le 25 mai dernier et remplaçant une directive datant de 1995, le Règlement général pour la protection des données (RGPD) prend en compte les dernières évolutions technologiques et la hausse considérable de la puissance de calcul informatique pour mieux encadrer la collecte et le traitement des informations personnelles des individus résidents dans l’UE, que ce soit à des fins commerciales ou de surveillance. 

Depuis l’essor d’internet, les gens révèlent « bien plus de choses sur eux », soulignait le rapporteur du texte, Jan Philipp Albrecht en 2015, dans le documentaire “Democracy – La ruée vers les datas”. « Quelles seraient les conséquences si toutes ces informations étaient exploitées ? » s’inquiétait déjà l’élu allemand. Les négociations pour l’adoption du RGPD au Parlement européen ont été longues et tortueuses, mais le scandale des écoutes de l’agence de renseignement américaine NSA, qui s’est avérée surveiller des personnes résidant hors des États-Unis, a sans doute accéléré son adoption au Parlement européen en 2016. Deux ans plus tard, l’affaire Cambridge Analytica soulignait une nouvelle fois les enjeux de la prolifération des données personnelles sur le web. L’utilisation par l’entreprise brit

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