L'histoire de l'industrie manufacturière au Liban , vue à travers les archives du Commerce du Levant, montre le potentiel du secteur . Mais pour l'exploiter, il faut tirer les leçons du passé.

« Il est quand même affligeant que le Liban ait besoin de payer plus d’un million de dollars à des consultants étrangers pour s’entendre dire qu’il doit soutenir son industrie », soupire un économiste, qui comme d’autres intellectuels libanais dénoncent depuis des années l’affaiblissement des secteurs productifs au bénéfice des activités de rente.

L’étude commandée par le gouvernement libanais au cabinet McKinsey en 2018 a au moins le mérite de secouer les idées reçues et les positions idéologiques dominant le débat public depuis près de 90 ans, que ce soit sur le modèle économique libanais, le potentiel de l’industrie ou le rôle de l’État.

En soulignant la nécessité de développer les secteurs productifs pour créer des emplois et une croissance durable, elle confirme d’abord que le Liban ne peut pas être réduit à un pays de commerçants et de banquiers. Elle souligne aussi le potentiel de certains pans de l’industrie manufacturière et leur capacité à devenir l’un des moteurs d’une croissance, qui n’a été tirée jusque-là que par la consommation et la construction, dopées aux entrées de capitaux. Enfin, elle appelle les pouvoirs publics à agir au lieu de “laisser-faire”, pour améliorer la compétitivité d’un secteur dont le déclin est lié davantage aux défaillances de l’État qu’à ses quali

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