Les Libanais sont surreprésentés dans le palmarès «30 Under 30» de Forbes Middle East.


Neuf Libanais figurent cette année dans le palmarès «30 Under 30» de Forbes Middle East, qui identifie les 30 jeunes de moins de 30 ans les plus influents et les plus innovants du monde arabe. Ils sont trois de plus que l’an dernier. Les ressortissants libanais sont ainsi surreprésentés dans le classement, même si la plupart ne résident pas dans leur pays d’origine.

Dans la catégorie « éducation », on retrouve Paul Barakat Diab et Elie Nahas, les fondateurs d’Augmental, une plateforme permettant aux établissements scolaires d’adapter les outils pédagogiques à l’apprentissage en ligne. Le duo avait reemporté l’année dernière le premier prix du Supernova Challenge, qui récompense les startups les plus innovantes à la conférence AI Everything à Dubaï.

Abbas Sidaoui figure pour sa part dans la catégorie « production et industrie », avec l’entreprise Revotonix fondée au Liban en 2018 avec Wissam El Hariri. Revotonix est la première startup de la région spécialisée dans le développement de robots mobiles autonomes. Leur premier produit, Félix, est un robot à taille humaine programmé pour diffuser des messages publicitaires et assurer le service clientèle. La startup met actuellement au point un robot de nettoyage de fenêtre pour une entreprise au Chili et a récemment signé un partenariat avec la compagnie allemande Insystems automation.

Dans le secteur du « commerce et de la restauration », le libano-bulgare Majed Halawi se distingue avec Pure Havers, une startup basée aux Émirats arabes unis qui développe des serres technologiques permettant d’améliorer la productivité des cultures, tout en respectant l’environnement.

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Dans la catégorie « sport et divertissement », Karim Ibrahim et Toufic Assaf, deux libano-américains basés aux Émirats arabes unis, s’imposent avec Robocom VR une entreprise spécialisée dans la réalité virtuelle, qui compte parmi ses clients des grands noms comme Pepsico, Dreamworks, WWE, Lionsgate ou Nike.

Nadim Habr, qui réside lui aussi aux Émirats arabes unis, figure dans la catégorie « technologie » pour avoir créé la plateforme Designhubz, qui permet aux commerces en ligne de numériser leurs inventaires physiques. L’entreprise a notamment attiré les investissements de l’accélérateur du Dubai Smart City et de l’Américain Techstars.

Seule Libanaise du classement, la chercheuse Nataly Naser Al Deen, détentrice d’une thèse en biologie de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et actuellement post-doctorante à l’Université de Washington figure quant à elle parmi les « entrepreneurs sociaux » en tant que fondatrice de Pink Steps, un groupe de soutien pour les survivantes du cancer du sein, basé au Liban.

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Enfin, le Libanais le plus jeune du classement est Kamel Wehbe, 20 ans, qui fait son entrée dans la catégorie « loi et politique » en tant que responsable de la liaison avec la jeunesse auprès de la présidence libanaise. Étudiant en économie et sciences politiques à l’AUB, le jeune homme s’est fait remarqué pour ses talents d’orateurs, en remportant notamment en 2018 la troisième place du concours d’éloquence International Public Speaking Competition organisé à Londres.

Les lauréats, dénichés, entre autres, au sein d’universités, d’accélérateurs et de fonds d’investissement, ont été choisis par un jury de cinq experts. Pour sélectionner ces 30 profils, la revue dit s’être appuyée, pour les entrepreneurs, sur le niveau d’avancement des projets, leur viabilité commerciale et leur potentiel de développement, et pour les employés, sur leur expertise et leur influence. La revue a aussi tenu à valoriser l’impact social et la créativité des profils. Les critères d’éligibilité concernent eux l’âge, avoir moins de trente ans le 31 décembre 2019 ; ainsi que le lieu de résidence, vivre au Moyen-Orient, mais pas la nationalité.