Les producteurs locaux ont répondu présents face aux pénuries de médicaments importés en augmentant leurs ventes de 30% en 2020. Les ambitions des industriels libanais, dont l’un d’entre eux pourrait même fabriquer le vaccin russe du Covid-19, sont toutefois freinées par les difficultés logistiques et financières. 

Dans la nouvelle usine d'Algorithm à Zekrit (Mont-Liban).
Dans la nouvelle usine d'Algorithm à Zekrit (Mont-Liban).

L’industrie pharmaceutique n’a pas chômé en 2020. Ses ventes au Liban ont même augmenté de 30% en rythme annuel, selon le syndicat représentant les onze producteurs locaux (SPIL). Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales liée à la pandémie de Covid-19 et la crise de liquidités, qui se sont traduites par des pénuries de certains médicaments importés, semblent en effet avoir créé un appel d’air pour l’industrie locale, dont la part de marché n’était que de 20% en 2019 (pour une consommation totale estimée à 1,7 milliards de dollars). Les données pour 2020 ne sont pas encore disponibles, mais sur les neufs premiers mois de l’année, la demande de médicaments au Liban n’a augmenté que de 0,26% selon le cabinet d’étude spécialisé IQVIA (ex-IMS Health). « La hausse devrait être plus importante sur l’ensemble de l’année car la demande s’est accrue au dernier trimestre », nuance Nabil Ghorayeb, directeur général de la sant

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