Les toits de Beyrouth sont en effervescence ! Les restaurateurs les prennent d’assaut, malgré le caractère saisonnier du concept.
Le Skybar du Palm Beach Hotel, grand succès des trois dernières années, se déplace cet été sur le toit du Pavillon Royal du BIEL. Le Palm Beach négocie son toit avec un grand groupe pour développer le même concept, sous un autre nom. D’autres projets sont en préparation, comme le réaménagement du Virgin Café par un nouveau locataire. L’immeuble al-Borj, siège d’an-Nahar, accueillera quant à lui le “White”, un restaurant avec bar et jacuzzi… décoré tout en blanc, comme son nom l’indique. Le Hilton s’y met aussi avec un projet de restaurant et de bar sur son toit. Il ne participera pas à la compétition prévue cet été, car le chantier ne sera achevé qu’en fin d’année.
Beyrouth s’inscrit ainsi dans une tendance mondiale. Vues à 180 degrés sur la ville ou encore toits de gratte-ciel à plus de 100 étages de hauteur ont fait le succès de ce type de restaurants depuis de nombreuses années. La capitale libanaise confirme sa réputation de ville “dans le vent” même si, au Liban, les risques liés à ce genre d’investissement sont élevés, le marché étant petit et très compétitif. Aucun des projets annoncés ne se démarque réellement par son emplacement unique. Le risque est donc de voir chaque toit se transformer en restaurant, les Libanais ayant tendance à surexploiter les filons à la mode.


