Installé depuis 2003 à Djeddah, Alain Khayat a été choisi en janvier 2006 par le groupe saoudien AMS Baeshen & Co. pour développer un concept local de salon de thé baptisé Teayana. Le groupe a investi près de cinq millions de dollars dans l’affaire. Le retour sur investissement est prévu en moins de deux ans.

Le premier Teayana a ouvert en mars 2007. L’enseigne regroupe aussi un restaurant et une boutique de thé et accessoires sur une surface totale de 600 mètres carrés. La capacité est de 150 personnes assises, avec deux sections (obligatoires en Arabie), l’une pour les familles et l’autre pour les hommes. Le coût de ce premier local est de 1,2 million de dollars pour un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 1,33 million de dollars. D’autres Teayana ont ouvert, comme celui de la région de Khaldiyah à Djeddah, en septembre dernier.

« Six nouvelles enseignes seront inaugurées en 2008 », affirme Alain Khayat. Ce développement rapide passera dans une deuxième phase par des “kiosques à thé” dans les centres commerciaux, les hôpitaux et les universités. « Dans un troisième temps, nous attaquerons l’étranger, à savoir le Moyen-Orient et l’Europe. »

Le concept est le fruit d’un mariage entre les fonds saoudiens et les idées libanaises. « Après la vague des franchises libanaises qui se sont développées en Arabie et dans le Golfe, on assiste maintenant à une prise de conscience de la part des Saoudiens, par exemple, du fait qu’ils sont capables de créer eux-mêmes un concept de restaurant, le plus souvent par le biais et avec l’aide d’un Libanais », affirme Khayat.

Né en 1973, il se dit heureux de pouvoir exercer son métier dans une ville comme Djeddah qui est en pleine effervescence dans le secteur de la restauration. Licencié en gestion hôtelière et tourisme en France en 1995, il a fait ses armes à partir de 1997 au Liban. Assistant directeur du restaurant La Gondole, il a ensuite été embauché par le groupe Idarat au Sofil Catering, Le Rétro et le Jpaul’s, puis par Synergy au Circus Restaurant Bar.

Alain Khayat estime qu’il est plus intéressant stratégiquement de développer d’emblée des concepts à vocation régionale que de se contenter de projets locaux.