Des rebondissements de dernière minute dans l’affaire de l’hôtel Movenpick qui appartient au prince Al-Walid ben Talal : le consortium Mabani-Ben Laden, présenté depuis plusieurs mois comme l’entrepreneur qui doit exécuter les travaux, s’est finalement retiré, au profit de MAN Entreprise (Michel Abi Nader). La raison principale de ce revirement est l’exigence, paraît-il habituelle, du prince Al-Walid, stipulant que l’entrepreneur doit acquérir une part du projet. Mabani n’a pas voulu investir et l’accord, oral jusqu’alors, a changé de mains. Le contrat a été finalement signé par Michel Abi Nader, pour la somme de 33 millions de dollars. Une partie de cette somme, non dévoilée (on parle de moins de 10 %), sera payée en “parts” dans le nouveau projet hôtelier.
MAN Entreprise figurait en position privilégiée sur la liste des soumissionnaires et était avantagée par son expérience dans les chantiers hôteliers. L’entreprise a déjà achevé le gros œuvre d’un projet touristique à Dbayé et exécute actuellement le Metropolitan Hotel d’al-Habtour, à Sin el-Fil.
L’hôtel Movenpick sera achevé en principe dans 20 mois, à partir de juin 2000, y compris les travaux de finition qui feront l’objet d’un contrat séparé (de l’ordre de 10 millions de dollars).