Début mai, Middle East Airlines (MEA) a signé un accord de partage de codes avec Turkish Airlines.
Ce partenariat, qui entre en vigueur à compter du 15 mai prochain, concerne la ligne Beyrouth-Istanbul dans les deux sens : Turkish Airlines assurera trois vols quotidiens sur la ligne Istanbul-Beyrouth-Istanbul tandis que sa consœur libanaise opérera deux vols quotidiens Beyrouth-Istanbul-Beyrouth.
Les deux compagnies membres d'alliances différentes -  Skyteam pour MEA et Star Alliance (celle emmenée par Lufthansa) pour Turkish Airlines - ont obtenu une dérogation de leur organisation respective afin de nouer cette nouvelle et opportune alliance commerciale.
 
Pour les deux entités, il s'agit en effet d’ « élargir les opportunités de voyage de leurs passagers », selon le communiqué publié, en leur offrant un plus large choix de correspondances entre le Moyen-Orient, l'Asie et l’Europe.
 
Pour cela, Istanbul est idéalement placé : l’aéroport Atatürk se classait 11e mondial et 5e européen en 2016 selon le Conseil mondial des aéroports. La même année, il a accueilli quelque 60 millions de passagers en 2016, dont 68 % pour des vols internationaux.
« Non seulement ce partenariat va maximaliser les opportunités offertes à nos passagers grâce aux réseaux aériens des deux compagnies, mais il aura également un énorme avantage commercial pour nos entreprises », assure  Bilal Eksi, PDG de Turkish Airlines, sans toutefois le chiffrer.
 
Cet accord est aussi et surtout un moyen de contrecarrer les compagnies du Golfe (Emirates, Etihad, Qatar Airways), régulièrement accusées de « concurrence déloyale ». Celles-ci tendent à faire de leurs aéroports respectifs (Dubaï, Abu Dhabi ou Doha), des plates-formes capables de capter le trafic des passagers entre l'Asie et l'Europe.
A ce jour, Turkish Airlines opère quelque 250 destinations internationales, alors que MEA en dessert 32 en Europe, Moyen-Orient et Afrique de l’Ouest. La compagnie libanaise a par ailleurs, rappelé qu'elle recevra 10 nouveaux avions Airbus dès 2019, la commande ayant déjà été passée en 2012. Selon le président de la MEA, 5 avions seront livrés en 2019 et cinq le seront en 2021.