Un article du Dossier

Spécial Champagne

Il existe au moins une cinquantaine de marques de champagne disponibles au Liban. Diana Salamé, notre œnologue-conseil, a recherché les exclusivités des principaux distributeurs. Des marques de prestige aux quelques trop rares champagnes de vignerons, elle a sélectionné une quinzaine de bouteilles spécialement pour les fêtes de fin d’année.




Vouette et Sorbée

Installé dans l’Aube, une région champenoise peu connue, Bertrand Gautherot, l’homme derrière ce nom étrange, figure parmi les vignerons les moins connus…. et les plus exigeants de la région. Peut-être parce qu’il prône le bio et la biodynamie en tout. Sa devise est d’ailleurs limpide : « Rien de chimique, zéro synthétique, que de la vie ! » Le domaine Vouette et Sorbée est l’un des rares représentants sur le marché libanais d’une tendance, qui monte en France, celle des champagnes de vignerons. Des champagnes d’artisan qui reprennent à leur compte l’esprit des vins de garage. 

Vouette et Sorbée, Extra Brut, Blanc d’Argile

Il s’apparente à un grand vin blanc. D’abord, parce que c’est un pur chardonnay. Ensuite, parce que son élaboration ressemble davantage à ce qui se pratique dans le monde des vins traditionnels : fermentation naturelle, élevage en barriques, avec en plus un dégorgement manuel... Du coup, on ne s’étonnera pas de trouver une minéralité massive. On y débusque en outre des notes de mélisse et de rhubarbe. Impressionnante longueur en bouche, alliant puissance et fermeté. N’oubliez pas de le carafer et de le déguster dans des verres à vin : il le mérite et l’on vous garantit une apothéose !

100 % chardonnay.

Biodynamie, sans soufre ajouté. Idéal à l’apéritif ou avec des produits de la mer et des volailles.

110 dollars, Terroirs-Y-Séleccion


Les Roses de Jeanne  

Cédric Bouchard, fils d’un vigneron champenois, n’avait aucune envie de reprendre le métier de son père dans la fabrication de champagne. Il envisageait davantage le vin et le négoce. Mais, au fil de rencontres avec des vignerons bio, il a eu envie de tenter la même aventure, côté bulles. En 2000, sa famille lui prête une parcelle d’un hectare pour tenter l’expérience. Ce lieu-dit Les Ursules est aujourd’hui le fer de lance de sa maison Les Roses de Jeanne – nommée ainsi en hommage à sa grand-mère et aux rosiers qui bordent les vignes de cette parcelle. Le vignoble a grandi, mais les rendements restent minuscules : priorité au terroir et au vin qui en sort le plus naturellement possible, mais sans certification bio. 

Inflorescence, Blanc de Noirs Brut

Issu exclusivement de pinot noir, ce champagne possède une adorable personnalité. N’hésitez point : c’est une de ces petites merveilles, aux bulles ciselées, à la fois frais, complexe et élégant. Des notes d’acacia, d’aubépine au premier nez auxquelles succèdent des notes fruitées rappelant la poire et la prune jaune. En bouche, beaucoup de minéralité, des bulles persistantes et une finale crémeuse. Très, très bon. À consommer sans autre modération que le prix.

100 % pinot noir. Sans soufre ajouté.

Idéal en apéritif, il peut suivre sur l’ensemble du repas. 

90 dollars, Terroirs-Y-Séleccion



Jacquesson

Fondée en 1798 par Claude Jacquesson, la maison a longtemps été la grande favorite de Napoléon 1er. Toujours familiale, elle a été rachetée en 1974 par Jean Chiquet, à la fois vigneron et courtier. Ses deux fils, Laurent et Jean-Hervé, sont aujourd’hui à la tête du vignoble et figurent parmi les étoiles montantes des champagnes de marque. La propriété possède 28 hectares dans la Marne et complète son approvisionnement dans les communes classées en premier et en grand cru. La production est dominée par la série des Signature millésimés. Parmi eux, les chroniqueurs s’accordent à distinguer le 2002. Ils produisent également de petites quantités de champagne en sélection parcellaire et distinguent leurs diverses versions du “Brut sans année” en les désignant par un numéro, comme ce 735.

Jacquesson Cuvée n° 735 Brut

Avec ce 735, Jacquesson a concocté un champagne racé aux charmes sauvageons. “Presque millésimé” (les vins sélectionnés dans cette cuvée sont aux deux tiers issus de l’année 2007), il fonctionne sur un thème minéral d’une belle densité. À majorité chardonnay, ses bulles sont fines et abondantes. Au nez, on pressent sa complexité lorsqu’on repère ses notes de brioche et de pommes mûres. En bouche, la fraîcheur se confirme avec en plus des saveurs d’agrumes très nets, notamment de citron vert. La finale est tendue et légèrement épicée. À ce prix, c’est encore un achat nécessaire.

Chardonnay, pinot meunier, pinot noir.

Idéal avec du saumon.

72 dollars, Les Caves de Taillevent



Deutz

C’est en 1838 que William Deutz et Hubert Geldermann, deux négociants originaires d’Aix-la-Chapelle, lancent leur marque de champagne. Elle reste dans leur famille jusqu’en 1993 où, crise oblige, la famille Rouzaud (Pichon-Comtesse, Ramos Pinto, Roederer...) en devient l’actionnaire majoritaire. Le changement se fera dans la douceur : on connaissait Deutz pour ses vins denses – un effet du cépage privilégié, le pinot noir –, ils le sont toujours. Mais le chardonnay, que la maison ne dédaigne pas, apporte malgré tout une note de finesse nécessaire. En la matière, leur réussite c’est sans conteste leur cuvée Amour 2002. 

Deutz Brut Classic

Le Brut Classic de Deutz est aujourd’hui l’un des meilleurs bruts de grandes maisons disponibles au Liban. Bulles ultrafines et robe jaune dorée : il regorge d’élégance et de délicatesse. Des notes de fleurs blanches, de pâte d’amande font alliance avec une pointe fumée. La bouche est vivace : on croit y débusquer des zestes de citron. Ample, elle se termine avec beaucoup d’onctuosité.

Pinot noir, pinot meunier, chardonnay.

À conseiller avec des fruits de mer, des entrées chaudes et pourquoi pas tout le long du repas.

Magnum 71,25 dollars, Shoppidia



Pol Roger

Cette célèbre marque démarre en 1849 avec le déménagement de Pol Roger d’Aÿ à Epernay. Très tôt, Pol Roger commence à exporter en Angleterre et devient le champagne favori de Winston Churchill. Mais la reine d’Angleterre en serait, elle aussi, une fervente adepte. Au milieu des années 1950, la marque se dote d’un vignoble dans la Côte des Blancs et commence, en plus, à travailler les chardonnays. Après un léger flottement entre 1986 et 1995, elle retrouve son lustre. Longtemps réservée au marché anglais, la dense Cuvée Sir Winston Churchill (100 % pinot noir) rend hommage au grand homme avec un champagne vineux, comme il l’aimait. Mais le style de la maison se veut plutôt crémeux, enveloppant et riche.

Pol Roger, Brut Réserve

Encore un grand classique ! Avec une robe légèrement dorée et de bulles légères, ce Brut Réserve joue sur une idée de raffinement. Au nez, une kyrielle de notes florales se succèdent avant de céder la place à des arômes de fruits bien mûrs et d’amandes grillées. De la minéralité en bouche, de la vivacité des agrumes, même une pointe de gingembre ! Le tout avec une très bonne longueur. De la pureté et de l’élégance.

Pinot noir, pinot meunier chardonnay.

Idéal en apéritif, on l’imagine aussi tout au long d’un repas.

63,33 dollars, Le Comptoir des Vins




Louis Roederer

Fondée en 1776, la maison a été dynamisée par Louis Roederer, qui l’a dirigée entre 1832 et 1870. Son style ? Netteté aromatique et fraîcheur en bouche. C’est sa Cuvée Cristal, assemblée à l’origine pour le tsar de Russie qui a fait son renom. Elle est désormais la bouteille fétiche des stars du showbiz ou des rappeurs de Los Angeles. « Nous n’avons rien changé à notre production. (…) Nos vins sont tous directement issus de notre vignoble. Nous n’achetons pas de raisins, précisait au “Commerce du Levant” Frédéric Rouzaud, à la tête de la maison familiale, lors d’un passage au Liban. La qualité est identique, le style constant. C’est une signature de notre maison. »

Louis Roederer Brut Premier

Sacrée personnalité que ce Brut Premier ! D’une savoureuse élégance et d’une précision racée. Ne serait-ce que parce que ses fines bulles crépitent longtemps encore dans les flûtes. Au nez, il vous balance un bouquet de fleurs séchées avec une pointe de citron et des odeurs de bon pain de campagne sortant du four. Croquante, la bouche se maintient sur une longue minéralité. Un grand classique, très bien balancé.

Pinot noir, chardonnay, pinot meunier.

Idéal avec du chocolat blanc et/ou des fines-de-claire.

63 dollars, Enoteca



Mumm

Encore une maison qui construit la légende du champagne. À l’origine, Georges Hermann Mumm était dans le négoce de vin rhénan. Aujourd’hui, Mumm appartient au groupe Pernod-Ricard et possède 218 hectares en Champagne. La maison est également implantée aux États-Unis : elle y développe le “Mumm Napa”, pour concurrencer les effervescents italiens. En champagne, malgré un vignoble important, la marque achète auprès de vignerons fidèles. Elle possède 25 kilomètres de caves pour abriter 25 millions de bouteilles entreposées. Symbole de la maison, le Cordon Rouge, qui ceint les bouteilles depuis 1876, est un hommage à la Légion d’honneur.

Mumm Brut Cordon Rouge

Légion d’honneur, immutabilité du style… En ces temps de start-up, de souplesse et d’agilité, ça sent le sclérosé. Pourtant, une signature incarnée depuis plusieurs générations peut aussi avoir du bon. C’est précisément cela Cordon Rouge : un champagne qui traverse le temps sur une ligne de fines bulles qui crépitent et s’envolent. Son nez est dominé de prime abord par des notes de noisettes et de pain grillé, suivi par des arômes d’abricots mûrs et de pêches. La bouche est longue et fraîche, avec une finale où se devinent des saveurs de citrons confits. C’est joli et bon.

Pinot noir, chardonnay, pinot meunier.

Idéal avec des viandes blanches, les poissons ou les charcuteries.

60 dollars, La Cave de Joël Robuchon



Ayala

Créée en 1860, la marque a posé ses valises dans la commune d’Aÿ. Depuis 2005, elle appartient au portefeuille de son voisin, le très couru (et sublime) Bollinger. Grâce à lui, Ayala, qui était en nette perte de vitesse, a su se relancer en se positionnant comme un champagne tendance, pour quadras urbains à la jouissance gastronomique rapide. Parmi ses traits distinctifs, un goût pour le pinot noir qui donne à ses cuvées du caractère. C’est d’ailleurs le champagne que les Britanniques dégustent à la coupe dans les restaurants anglais du très médiatique chef Gordon Ramsay. 

Ayala Brut Majeur

La robe d’une couleur jaune pâle joue d’emblée sur un mordoré attirant. Issu de l’assemblage des trois cépages emblématiques de la Champagne, ce vin possède un nez d’une jolie délicatesse où dominent des fruits à chair blanche ainsi que des arômes de pomme. Le palais fonctionne davantage sur l’onctuosité et la douceur, avec des sensations qui évoquent la poire ou les prunes vertes. La note finale est caramélisée et très féminine.

Chardonnay, pinot noir, pinot meunier.

Idéal avec l’apéritif, il peut aussi s’attabler avec vos desserts.

57,90 dollars, Étienne Nicolas



Drappier

Les Drappier sont installés en Champagne depuis le XVIIe siècle. Occupée jadis par les moines cisterciens de Clairvaux, la demeure familiale abrite encore des caves voûtées du XIIe siècle. À la tête du domaine, Michel Drappier, qui assure les vinifications depuis 1979. Cette maison dispose d’un vaste vignoble à Urville (55 hectares), dont un tiers en culture biologique. Drappier complète son approvisionnement en achetant des raisins dans les régions de la Montagne de Reims, de Bouzy et d’Ambonnay. Les chardonnays viennent de l’Aube et de Cramant (Marne). Ce sont des champagnes colorés, aux arômes généreux, proches de leur terroir. Le domaine commence même à essayer la biodynamie. Les vieux champagnes, même de simples Brut Nature, sont très prisés des amateurs.

Drappier, Brut Nature

Vous ne risquez pas de rater la mention “sans soufre” au dos de la bouteille de ce 100 % pinot noir. Mais il est aussi de première presse, sans aucun dosage, ni décoloration ni filtration ! Bref, un vrai rustique sans make-up ni botox ! Bulles relativement fines, nez minéral et frais, notes de poires avec une pointe d’évolution : le mélange est fort sexy. Le plus surprenant reste sa bouche, riche et beurrée, avec beaucoup de matières, dues vraisemblablement à des raisins bien mûrs. Il est direct, droit, libre, sans subterfuge ni chichis. On adore : c’est carrément miam, et pas très cher (toute proportion gardée of course).

100 % pinot noir.

Idéal à l’apéritif, il accompagne fruits de mer, sashimis, voire fromage de chèvre frais.

69,65 dollars, Enoteca



Laurent Perrier

Cette maison a longtemps été dirigée par Bernard de Nonancourt, un petit génie dont l’axiome personnel était : « Qualité des vins, qualité des hommes. » De son expérience dans le monde de la bière, l’homme avait retenu l’usage de l’inox quand la Champagne pariait encore sur le tonneau. Autre innovation : Nonancourt préfère les chardonnays pour ses champagnes quand la plupart des autres ne jurent que par le pinot noir. Mais sa vraie trouvaille est l’extrabrut : un champagne sans sucre ajouté que toute la Champagne va copier. Aujourd’hui ce sont ses deux filles qui dirigent la propriété, avec l’aide de Michel Fauconnet, chef de cave et sommelier. L’équipe reste fidèle à la marque de fabrique : légèreté et fraîcheur.

Laurent Perrier La Cuvée Brute

Au Liban, le Rosé Laurent Perrier marche bien et le Brut un peu moins. Pourtant, il ne devrait pas être ignoré. Car c’est un grand classique : robe or pâle brillante, ce champagne est dominé par le chardonnay. Ce qui offre à cette cuvée un nez délicat et subtil. Fermez les yeux, vous y trouverez des notes d’agrumes, puis de fruits blancs. Le palais est d’une bonne fraîcheur avec une nuance de pomme caramélisée. Harmonieux et équilibré, il sera apprécié par le plus grand nombre de consommateurs.

Chardonnay, pinot meunier, pinot noir.

Idéal à l’apéritif, on peut l’imaginer sur une belle volaille.

50 dollars, Vintage



Lanson

Fondée en 1760 par François Delamotte et Jean-Baptiste Lanson, cette maison champenoise a subi moult pérégrinations avant d’être rachetée par le groupe Marne et Champagne, l’un des acteurs les plus importants du secteur. Mais la “touche maison” perdure malgré tout : le groupe a su fidéliser les hommes qui avaient fait la réputation de la marque et les installations de vinification sont restées inchangées. Même si la gamme a un peu perdu de sa superbe, les experts s’accordent à sortir du lot le Gold Label 1999 dont les arômes fruités et l’élégance de la cuvée ont fait le renom. Lanson ne vit pas cependant de sa seule réputation, la maison innove : en 2012, elle a créé la “Lanson Vintage Collection”, une vinothèque de magnums anciens, sur douze millésimes, entre 1976 et 1999. Ils sont préparés, dégorgés et étiquetés sur demande. L’ultraluxe ou presque !

Lanson Black Label Brut

Ce Black Label fut créé en 1939 par Victor Lanson, en guise de clins d’œil à ses amis (et clients) anglais. Cette cuvée, il est vrai, possède une belle apparence : bulles abondantes et fines ; robe jaune pâle à reflets ambrés… Elle possède aussi un joli équilibre, entre vivacité et harmonie. Au nez, on sent des notes d’acacia, de genêt ainsi qu’une touche toastée. Champagne tendu, avec des notes d’agrumes et d’amandes grillées en finale, on l’imagine très bien pour accompagner vos grandes cérémonies.

Chardonnay, pinot meunier, pinot noir.

Idéal avec des terrines et des fruits de mer.

50 dollars, The Malt Gallery



Pommery

Le vignoble Vranken-Pommery Monopole est le plus important d’Europe et réalise le second chiffre d’affaires du secteur avec 160,4 millions d’euros en 2016. Cette vocation industrielle est ancienne : Pommery, qui a été racheté en 2002, a été fondé en 1836. À l’époque, c’est une femme qui préside ses destinées : Jeanne-Alexandrine Pommery dirige seule la marque après le décès de son mari. Connaisseuse, elle estime que ses champagnes sont trop chargés en sucre et en alcool, et cherche cette “légèreté souriante”, qui plaît tant aux Anglais. Sa quête donnera naissance au premier brut de l’histoire. 

Pommery Royal Blue Sky demi-sec

Difficile à rater ! Habillée d’un bleu azur tapageur, cette cuvée fait référence à la lune bleue, un phénomène étrange qui se produit quand treize pleines lunes ont lieu dans l’année. Original, ce Pommery s’inspire tout de même de l’Ice Imperial de Moët & Chandon, un champagne « spécialement pensé pour être servi avec de la glace » (sic). Comme son aîné, il se sert donc avec des glaçons et s’adresse à une jeunesse festive, adeptes de coca plus que de vins. Riche au nez, on lui trouve un soupçon de notes briochées et de très nette saveur de sucre Candy et de miel. Hyper-opulent, sa bouche est sucrée avec des notes de fruits exotiques.

Pinot noir, pinot meunier, chardonnay.

Idéal pour les journées chaudes avec des glaçons au bord d’une piscine.

45 dollars, Vincenti & Fils



Joseph Perrier

Fondée en 1825, la maison Joseph Perrier Fils et Cie est installée à Châlons-en-Champagne. Ces dernières années, la maison a fait de gros efforts pour mettre à niveau ses installations, une nouvelle cuverie en inox, et un nouveau chantier de dégorgement et d’habillage. Jean-Claude Fourmon, à la tête de la maison depuis 1980, a impulsé une nouvelle dynamique en développant la diversité de la gamme. Il a surtout maintenu un style immuable, celui d’un champagne généreux et élégant, aérien et floral au nez, charpenté et complexe en bouche.

Joseph Perrier Brut Cuvée Royale

Robe or pâle, mousse fine et persistante, ce champagne est un beau classique, fruit de l’assemblage de vingt crus de la Montagne de Reims, de la Côte des Blancs et de la région de Vitry. Au nez, on perçoit un zeste de pomelo, de fleurs blanches et de poire. Crémeux, ce champagne plaira aux consommateurs occasionnels aussi bien qu’aux amateurs. La bouche est harmonieuse, moyennement acide, avec des notes marquées de noisettes et de levain. L’un des meilleurs petits prix en ville.

Chardonnay, pinot meunier, pinot noir.

Il est idéal avec des fruits de mer, des poissons ou des fromages à pâte molle ou sèche.

40 dollars, Aziz



Billecart-Salmon

Ce domaine de Mareuil-sur-Aÿ (Marne) d’une douzaine d’hectares de vignes, est une discrète propriété familiale, vieille de 200 ans. La maison s’approvisionne aussi auprès de vignerons, qui lui garantissent une matière première supplémentaire, essentiellement en grands crus. Depuis quelques années, Billecart-Salmon élève ses vins en fûts bourguignons, en particulier le Clos Saint-Hilaire, comme il était de tradition en Champagne il y a quelques siècles. Sa cave est équipée de 200 cuves de fermentation afin de vinifier séparément les meilleurs jus. Quant à l’élevage, la maison possède trois kilomètres de caves percées dans la craie où cinq millions de bouteilles attendent d’être dégustées.

Billecart-Salmon Brut Rosé

Axé sur la légèreté, le fruité et l’élégance, ce Brut Rosé résume la personnalité de la marque. Doté de fines bulles, il gagne l’attention grâce à un bouquet de fruits rouges et de biscuits beurrés. La bouche amplifie cette sensation avec, en plus, une belle minéralité. Un grand rosé, délicat et élégant, qu’il faut absolument découvrir avant, qui sait, de s’embarquer sur le Blanc de Blancs, dont on avoue, un brin coupable, une vraie prédilection…

Chardonnay, pinot noir, meunier.

Idéal à l’apéritif, il est parfait avec du caviar ou avec des douceurs au chocolat ou aux fruits rouges comme des bûches.

120 dollars, Aziz



Lanson Rosé

Il n’a rien à envier à son grand frère, le Brut. Élevé également trois ans durant dans les caves de la maison Lanson, ce rosé s’évertue à trouver cette délicate élégance des grandes dames, un peu vieillotte. Robe rose saumonée, il exhale au nez des notes de litchis et de roses fanées auxquels se greffent des effluves de fruits rouges, notamment de cassis. La bouche fonctionne sur l’onctuosité. On y devine des sensations de fruits mûrs ainsi qu’une touche d’épices douces, qui enrobe la finale.

Chardonnay, pinot meunier, pinot noir.

Idéal à l’apéritif ou en accompagnement de desserts à base de fruits rouges.

80 dollars, The Malt Gallery


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