Fitch Ratings, l’une des principales agences de notation financière américaines, a maintenu la notation évaluant la solvabilité du Liban (la note souveraine) à “B-”, en faisant passer la perspective du pays de “stable” à “négative”.

Cette décision survient dans la foulée de la révision opérée par Moody’s, qui a également maintenu la note de “B3” attribuée au Liban – l’équivalent du B- de Fitch –, tout en dégradant sa perspective. Les notations des deux agences sont alignées, un cran au-dessus de la note CAA, qui est attribuée aux obligations de “mauvaise qualité”.

Pour Fitch, la révision de cette évaluation – la première depuis juillet 2016 – « reflète une dégradation plus importante » du déficit public libanais, qui a atteint 4,5 milliards de dollars à fin septembre (+124 % en un an), et de l’endettement du pays, qui s’élève à 84 milliards de dollars depuis fin octobre (+7,1 %). L’agence évoque également des « pressions croissantes sur le modèle de financement du pays », en citant la baisse de la croissance des dépôts bancaires (3,7 milliards de dollars à fin octobre) et l’érosion de l’efficacité des mesures exceptionnelles mises en œuvre par la Banque du Liban.