Le régime syrien a instauré un cadre légal pour la reconstruction, accélérant la libéralisation de l’économie initiée au début des années 2000. Mais isolé par les sanctions et ne pouvant compter que sur une classe d’hommes d’affaires peu encline à investir dans l’économie productive, il peine à faire renaître la Syrie.

Marota City

Neuf ans après le début du soulèvement populaire syrien, le régime de Bachar-el-Assad a repris possession de plus de 70 % du territoire et continue de progresser dans la région d’Idleb. Le président syrien a certes conservé son trône, mais règne sur un pays en cendres. Selon les Nations unies, un tiers du parc immobilier a été détruit ou endommagé et 83 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Plus de deux tiers des Syriens ont dû quitter leur habitat : 5,6 millions sont réfugiés à l’extérieur du pays et 6,5 millions sont des déplacés internes. Depuis 2011, la production syrienne s’est effondrée : selon un rapport récent de la Banque mondiale, le PIB syrien a chuté de 65 % depuis 2010 et a atteint 21,2 millions de dollars en 2018. Selon les simulations de l’institution internationale, il faudrait au mieux entre 10 et 20 ans à la Syrie pour retrouver son PIB d’avant-guerre. La facture de la reconstruction en Syrie est généralement évaluée entre 200 et 400 milliards de dollars. « Les chiffres faramineux évoqués par les institutions internationales font référence à la perte cumulée de PIB pendant les années de conflit, nuance Samir Aita, président du Cercle des économistes arabes.

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