En pleine crise financière, la recherche d’investisseurs privés pour la construction de nouvelles centrales est compromise, les bailleurs de fonds conditionnent leur aide à une amélioration de la gouvernance et le pouvoir continue de tergiverser. Business as usual.

Des fils barbelés ont été installés à l'entrée du siège d'Electricité du Liban (EDL) à Beyrouth
Des fils barbelés ont été installés à l'entrée du siège d'Electricité du Liban (EDL) à Beyrouth Joao Sousa

Alors que le pays est plongé dans le noir, la promesse d’une électricité 24h/7j n’a jamais parue aussi lointaine. Certes, depuis qu’elle a été faite en 2010 dans le plan présenté par le ministre de l’Énergie de l’époque, Gebran Bassil, rares sont ceux qui y croyaient encore.

Avec des réserves en devises qui fondent à vue d’œil, on pouvait toutefois s’attendre à ce que le gouvernement prenne la mesure de l’urgence. Mais pas vraiment. Le ministre de l’Énergie actuel, Raymond Ghajar, résume pourtant bien l’enjeu. « Si on n’augmente pas rapidement la production d’EDL, avec la dévaluation de la livre, les Libanais vont voir leur facture de générateur exploser », prévient-il. Mais à l’entendre, il n’y a pas grand-chose à faire pour éviter ce scénario. Selon lui, il faut construire, vite, trois centrales thermiques à Deir Ammar, Zahrani et Selaata, et recourir en attendant à des solutions temporaires, mais le défaut de paiement de l’État sur la dette en devises bloque tout.

La Banque mondiale et les bailleurs de fonds de la CEDRE ne cessent pourtant de répéter qu’ils seraient prêts à soutenir le secteur si les réformes requises étaient mises en place.

Il y a quelques mois d’ailleurs, la Banque mondiale a publié une

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