En cas de stabilité politique prolongée, le Liban pourrait reprendre une place importante sur l’échiquier régional en matière de tourisme médical. Malgré le retard accumulé ces dernières années, le pays dispose de nombreuses cartes en main. Le secteur pourrait générer 1,2 milliard de dollars dès 2012.

Le centre médical Bellevue a ouvert en 2009 près de Mansourié, dans le Metn.
Le centre médical Bellevue a ouvert en 2009 près de Mansourié, dans le Metn. D.R.

Le tourisme médical serait-il le nouveau “pétrole” du Liban ? À en croire le rapport publié en 2009 par IDAL (Autorité de développement des investissements au Liban), le secteur devrait connaître une croissance sans précédent si la stabilité politique perdure ces prochaines années. Le rapport, qui se fonde sur des statistiques du ministère de la Santé et de K&M International, une société qui a participé au développement du tourisme médical au Liban et a réalisé des études de marché, prévoit que le secteur devrait croître de 30 % sur la période 2009-2011, générant environ 1,2 milliard de dollars en 2012. Au total, le Liban pourrait accueillir plus de 150 000 patients étrangers, soit environ 10 % des touristes séjournant dans le pays. Sachant qu’un touriste médical dépense en moyenne quatre à cinq fois plus qu’un touriste normal pendant sa phase de traitement (6 900 dollars en moyenne pour un séjour d’une semaine, selon Rabih Timotaous, en charge de l’étude d’IDAL, ce qui comprend frais d’opérations, honoraires des médecins et nuits à l’hôpital) et qu’il est généralement accompagné de sa famille, la manne économique en jeu est considérable. « Le développement du tourisme médical pourra

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