« La vente du Spinneys est en cours », a déclaré une source proche du groupe au Commerce du Levant, confirmant une information publiée mardi par Al-Akhbar. 

Le quotidien arabophone a révélé que le groupe dubaïote Abraaj, propriétaire de l'enseigne, était en négociation avec un groupe d’investisseurs libanais, emmenés par l’homme d’affaires tripolitain Hassan Ezzeddine. La vente porterait sur un montant de 61 millions de dollars. Abraaj garderait toutefois une participation mineure, de l’ordre de 10 % au sein de Gray Mackenzie Retail Lebanon, la structure qui détient les droits de gérer et d'investir pour le compte de la marque Spinneys au Liban et en Syrie.

En 2016, Spinneys affichait un chiffre d’affaire de 330 millions de dollars, ce qui représentait, selon Michael Wright, son PDG, entre 5 et 7 % de parts de marché du secteur de l’ensemble de la distribution au Liban. Le groupe emploie environ 2 000 employés dans 19 magasins (dont 16 sous la marque Spinneys). La chaîne vient d’ailleurs tout juste d’ouvrir deux nouvelles entités, un « convenient store », ouvert 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, sur l’autoroute de Dbayé ainsi qu’un hypermarché de 7000m2 à Elissar.

Selon nos informations, Abraaj cherche également à se séparer de sa filiale en Egypte, son marché historique, où Spinneys a vu le jour en 1924. Si un accord est trouvé, le groupe Abraaj ne resterait en possession que de la marque et des deux enseignes émiriennes du groupe.

Le paysage de la grande distribution est en plein bouleversement au Liban : en faillite, la chaîne de supermarchés TSC (The Sultan Center) a définitivement fermée en novembre dernier. L’enseigne koweitienne était poursuivie par ses créanciers qui exigeait le paiement de quelque 30 millions d’arriérés. Un autre groupe de distribution libanais serait également en très mauvaise posture, selon nos informations, et pourraient avoir du mal à passer l’année si aucun capital ne lui est injecté.