Le lancement des travaux d’une cité industrielle près de la ville d’el-Bab au nord de la Syrie a mis en lumière l’influence croissante de la Turquie dans cette zone ainsi que la distance grandissante prise par plusieurs parties du pays vis-à-vis de Damas.

Un combattant de l’Armée syrienne libre soutenue par la Turquie au nord de la ville d’Afrine.
Un combattant de l’Armée syrienne libre soutenue par la Turquie au nord de la ville d’Afrine. Khalil Ashawi/Reuters

Le 8 février la pierre inaugurale d’une cité industrielle près de la ville d’el-Bab a été posée par le président du conseil local de la ville. Cette cité, dont le financement est assuré par le gouvernement turc, aura une surface totale de 561 000 mètres carrés dont 436 000 dédiés à la construction d’usines. Le reste sera utilisé pour les routes et les services administratifs. Elle est située à environ cinq kilomètres d’el-Bab, qui avec une population d’environ 100 000 habitants (avant 2011) est la ville la plus importante de cette partie du nord de la Syrie, connue sous le nom de Zone du bouclier de l’Euphrate (ZBE). El-Bab, qui est située à l’est d’Alep, a été conquise début 2017 par les brigades de l’Armée syrienne libre affiliées à la Turquie.

L’objectif déclaré est d’encourager les investissements industriels et plus généralement l’acti