Le chef Charles Azar doit ouvrir un glacier artisanal à Beyrouth, à proximité de la place Sassine, courant 2019.
Le chef Charles Azar doit ouvrir un glacier artisanal à Beyrouth, à proximité de la place Sassine, courant 2019.

Chef pâtissier de renom, star de la télé, consultant et enseignant… Charles Azar multiplie les casquettes.

Obnubilé par les desserts glacés, ce touche-à-tout a ouvert un glacier artisanal à Antélias en 2017 pour 350.000 dollars d’investissements.

Dénommée Flocon, sa marque de glaces et de desserts glacés est aussi depuis 2018 disponible dans les cafétérias Cafématik de l’aéroport de Beyrouth.

Lire aussi : La bûche de Noël, une tradition qui se décline en multiples saveurs

Charles Azar prévoit même l’ouverture d’une seconde boutique à Sassine au printemps 2019. Flocon devrait s’y installer dans une boutique de 75 m2, qui réservera une dizaine de places assises.

Flocon se veut un concept “tout glacé”. On y retrouve bien sûr des glaces artisanales à tomber, sorbets, cornets maison, petits pots… Mais aussi des entremets meringués et bien d’autres délices.

Parmi les parfums qui soufflent le chaud et le froid sur les papilles des amateurs, son caramel Toffee, son Mont Blanc et son intrigant Single Malt font partie des saveurs prisées.

Une longue expérience

Si Flocon est sa première enseigne, Charles Azar n’a pourtant rien d’un débutant : formé à l’École technique supérieure de Dékouané, il en sort avec un diplôme d’hôtellerie ainsi qu’un diplôme de gestion d’hôtels et de restaurants. Ses études terminées, Azar part en France pour se consacrer à sa passion : la pâtisserie.

«Pour moi Paris était la capitale de la gastronomie, le pays natal des grands chefs, des fondateurs de la pâtisserie», se souvient-t-il, des étoiles dans les yeux.

Le rêve devient vite réalité. Charles Azar suit une formation complémentaire à l’école Lenôtre, l’un des établissements les plus réputés de la capitale parisienne. Lenôtre lui inculque le goût de la précision qu’il emporte avec lui lorsqu’il revient s’installer dans la région, au Koweït.

«S’affirmer dans ce monde-là était un immense défi», dit-il.

Lire aussi : La vague des néoboulangers

Mais c’est au Liban que Charles Azar souhaite s’établir. De retour à Beyrouth, il poursuit sa carrière comme chef-pâtissier dans de grands hôtels dont l’InterContinental Phoenicia, le Vendôme, le Metropolitan Palace ou encore le Four Seasons.

Aujourd’hui, le chef a monté Charles Azar Consultancy Services, sa propre société de consulting, recherche et développement en boulangerie, pâtisserie, chocolaterie et glaces.

Parmi ses clients : l’aéroport Rafic Hariri, les restaurants Abdel Wahab, Babel ou Burj el-Hammam, mais aussi des hôtels comme le Lancaster, Eddé Sands ou le Hilton.

«Quel que soit le domaine, le challenge est d’aider une marque à développer sa signature exclusive», dit-il.

L’autre passion de Charles Azar, c’est l’enseignement. Il est d’ailleurs en charge des cours de pâtisserie de la branche hôtellerie de l’Institut de gestion des entreprises de l’Université Saint-Joseph.

Entraîneur de la Coupe du monde

En 2003, puis 2005 et 2009, il a même occupé les fonctions d’entraîneur et de capitaine de l’équipe libanaise en vue de la Coupe du monde de pâtisserie, qui se déroule à Lyon, en France, ainsi que pour les Bocuse d’or.

Charles Azar, c’est aussi un personnage médiatique.

Président de l’Académie nationale de cuisine, Liban – pays du Golfe – Moyen-Orient, il est très actif sur les réseaux sociaux et participe en plus à de nombreuses émissions télévisées, notamment sur la chaîne libanaise MTV. Entre toutes ses activités, Azar a une ligne directrice, qui est aussi le slogan de sa page Instagram : «Le bon ne m’intéresse pas du tout… Ce que je veux c’est le sublime !»