Entre le mouvement de contestation, la crise économique et le Covid-19, le secteur touristique, déjà à l’agonie, s’attend à une saison catastrophique.

Joseph Eid/AFP

Avec huit milliards de dollars de revenus annuels, soit 12 % du PIB, 160 000 emplois et 40 000 saisonniers, le secteur touristique était l’un des piliers de l’économie libanaise. Mais entre les différentes crises politiques, la crise économique et la crise sanitaire, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Avant le Covid-19, les touristes se faisaient déjà rares, avec une chute du nombre de visiteurs de plus de 48 % au premier trimestre. Entre janvier et mars 2020, le pays n’avait accueilli que 194 395 touristes étrangers (en excluant les Libanais, les Syriens et les Palestiniens), contre 375 815 sur les trois premiers mois de 2019, selon des chiffres de l’Administration centrale de la statistique, cités par Byblos Bank. Avec une baisse de 60 % des visiteurs en provenance des pays arabes, la clientèle la plus prisée des établissements touristiques ne représentait déjà plus que 28 % du total. Quant aux Européens, devenus le premier contingent de touristes au Liban, leur nombre a également baissé de 41 % sur un an. 

Aujourd’hui, avec la menace de l’épidémie qui continue de planer sur le monde, la tendance ne va certainement

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