Longtemps reléguée en arrière-plan, la production libanaise revient en force sur le petit écran. 

Olly

Une cinquantaine de licenciements à la MTV en 2017, un plan de suppression de postes drastique à la Future TV et des employés toujours dans l’attente du paiement de leurs arriérés… Face à la concurrence des chaînes arabes aux moyens colossaux, la baisse des capitaux étrangers et l’arrivée du tout numérique, les télévisions libanaises sont à l’aboi. « Aucune chaîne n’est rentable », résume Pierre Daher, PDG de la LBCI. « On agonise », tranche même un proche d’une des principales stations libanaises. Et ce n’est pas la morosité des annonceurs qui devrait les rassurer. Certes, le petit écran reste le support qui capte encore le plus de publicités au Liban (50 % du marché, soit quelque 80 millions de dollars en 2017, selon l’enquête annuelle réalisée par le magazine ArabAd en partenariat avec l’institut Ipsos), mais l’enveloppe publicitaire globale a encore chuté l’année dernière de 8 %, passant de 174 millions de dollars en 2016 à 160 millions en 2017

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